
Vers des SOC autonomes ? Cato Networks parie sur la défense agentique
Après les assistants conversationnels et les copilotes, l’industrie de la cybersécurité s’intéresse désormais à une nouvelle génération de systèmes capables d’agir de manière plus autonome face aux menaces.
L’IA générative a d’abord trouvé sa place dans les centres opérationnels de sécurité sous la forme d’assistants capables de résumer des incidents, de produire des analyses ou de faciliter les investigations. Une nouvelle étape semble désormais se dessiner avec l’émergence de la défense agentique.
Le principe consiste à confier à des systèmes IA davantage de responsabilités opérationnelles. Ces agents ne se contentent plus d’analyser des informations. Ils peuvent contribuer à l’identification des vulnérabilités, recommander des mesures de protection, coordonner certaines actions et assister les équipes de sécurité dans leur prise de décision.
Cette évolution répond à un constat simple : le volume d’alertes, la complexité des infrastructures et la vitesse d’apparition des nouvelles menaces dépassent souvent les capacités humaines disponibles.
La question devient alors celle du niveau d’autonomie acceptable. Les entreprises cherchent à automatiser davantage leurs opérations sans perdre le contrôle sur les décisions les plus sensibles. La supervision humaine reste donc un élément essentiel de ces architectures émergentes.
La participation de Cato Networks au programme OpenAI Daybreak s’inscrit dans cette dynamique. L’objectif est d’explorer des usages concrets de l’IA appliqués à la défense, notamment autour de l’identification et de la priorisation des vulnérabilités ainsi que de l’automatisation de certaines réponses. L’éditeur défend une vision dans laquelle l’IA s’appuie sur une plateforme unifiée combinant réseau, sécurité, accès et protection des usages IA. Cette approche vise à fournir le contexte nécessaire pour permettre aux agents de prendre des décisions plus pertinentes.
Les premiers résultats observés par le marché montrent déjà le potentiel de ces technologies. Cato Networks affirme notamment avoir réduit à 45 minutes le délai de protection contre certaines vulnérabilités nouvellement divulguées grâce à une approche combinant automatisation, IA et gouvernance.
L’émergence de la défense agentique pourrait constituer l’une des prochaines grandes étapes de l’évolution de la cybersécurité. Après avoir aidé les analystes à mieux comprendre les menaces, l’IA commence désormais à participer directement aux mécanismes de protection, ouvrant la voie à des opérations de sécurité plus autonomes et plus réactives.

